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HISTOIRE DES PAPES.
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Zozime, et qu’ils ne reconnaissaient pas l’autorité de 1'évêquede Rome .
Zozime, dont l’esprit aventureux se plaisait dans les af-faires difficiles, eut à soutenir avec les évêques d’Afrique une querelle violente dans laquelle il fut convaincu d’impos-ture. Le fait présente des incidents curieux qui méritent d'êtrerapportés : Un prêtre, nommé Apiarius, refusant de subirla punition qui lui avait été infligée par Urbain, évêque deSicque dans la Mauritanie césarienne, appela de son excom-munication au pontife de Rome . Cette démarche parut irré-gulière en Afrique , parce que le concile de Milève avait dé-fendu ces sortes d’appels ; mais le pape, sans trop examinersi les moyens qui s’offraient pour satisfaire son ambitionétaient légitimes, voulut profiter de l’occasion, et envoya troislégats en Afrique .
Les députés, arrivés à Carthage , trouvèrent les évêquesassemblés en synode et présidés par Aurélius : ils présentè-rent les instructions dont ils étaient chargés, et demandèrentla permission de les lire dans le concile. Les lettres du saint-père renfermaient quatre articles : le premier autorisait lesappellations des évêques au pape ; le second défendait les voya-ges des évêques à la cour; le troisième permettait aux prêtreset aux diacres d’appeler de l’excommunication de leur évêquedevant les prélats voisins ; le quatrième ordonnait aux légatsd’excommunier ou de citer l’évêque Urbain à comparaître de-vant le pontife, s’il ne recevait Apiarius à sa communion.
Les pères adoptèrent sans difficulté le second article,parce que les évêques d’Afrique avaient déjà fait un canondans le concile de Carthage pour empêcher les évêques et les