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HISTOIRE 1)E ZOZIME.
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prêtres de se rendre à la cour de Rome. Mais sur le premierarticle, qui permettait aux évêques d’appeler au pape des ju-gements qui les condamnaient, et sur le troisième, qui ren-voyait les causes des clercs devant les évêques voisins, lesprélats repoussèrent les prétentions du pape.
Pour éviter les oppositions, Zozime avait eu l’impudencede supposer des canons du concile de Nicée qui déclaraienttous les royaumes chrétiens justiciables en dernier ressortdu tribunal de Rome : les Africains, surpris d’entendre allé-guer des canons dont ils n’avaient aucune connaissance, or-donnèrent des recherches dans les exemplaires du concile deNicée qui étaient dans les archives de l’Église de Carthage;et ayant reconnu que Zozime s’appuyait sur des décisionsqui n’existaient pas, ils déclarèrent en plein synode que lepontife était un infâme imposteur.
L’action du pape est en effet une fourberie des plus cri-minelles, que nous devons flétrir avec sévérité. Mais il n’eutpas la douleur de survivre à sa honte, et mourut le 26 dé-cembre 418, avant le retour de ses ambassadeurs : il fut en-terré sur le chemin de Tibur , auprès du corps de saintLaurent.
Zozime est accusé d’avoir foulé aux pieds toutes les loishumaines pour satisfaire son ambition effrénée : habile àdeviner le faible de ses adversaires, il n’oubliait rien de cequi pouvait leur nuire ; d’un orgueil excessif, il poussait l’au-dace jusqu’aux dernières limites; et quand il s’apercevait quel’arc allait se rompre à force d etre tendu, il le relâchait toutà coup. Sa conduite était artificieuse ; et il se montra toujoursennemi du repos et de la tranquillité. Le zèle qu’il témoi-