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HISTOIRE DES PAPES.
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drie, se conformant aux volontés du pape, entreprit des dé-marches de conciliation; mais elles ne purent calmer l’indi-gnation de Jean d’Antioche , qui, aussitôt arrivé dans sa mé-tropole, tint un deuxième synode où toutes les dépositionsdécrétées dans le premier furent confirmées. Les Orientauxécrivirent ensuite à Théoclose pour lui déclarer qu’ils détes-taient les doctrines de saint Cyrille, et pour le prier de nepoint souffrir qu’elles fussent enseignées dans les églises del’empire.
Le prince, latigué des plaintes qu’il recevait des deuxpartis, et craignant que le schisme dont l’Église était menacéene troublât la tranquillité publique, voulut réconcilier Jeand’Antioche et saint Cyrille : il flatta l’ambition et l’orgueilde ces deux prélats, et termina leurs disputes à la satisfac-tion de tous les ennemis du malheureux Nestorius . L’il-lustre vieillard conserva cependant quelques amis qui con-damnèrent hautement la trahison de Jean d’Antioche .
Sixte III triomphait des nestoriens, mais bientôt il fut accusélui-même par Bassus, prêtre recommandable et d’une nais-sance distinguée, d’avoir commis un inceste et de s’être in-troduit dans un couvent pour violer une religieuse nomméeChrysogonie : l’accusation devenue publique parut atroce;et elle causa un si grand scandale, que Valentinien , empe-reur d’Occident , fut obligé d’ordonner la convocation d’unconcile où s’assemblèrent cinquante-six évêques afin d’exa-miner la conduite du pape. L’or du saint-père corrompit lesjuges, et l’assemblée déclara que les crimes n’ayant pu êtreétablis par des preuves matérielles, le calomniateur étaitcondamné par leur jugement; l’empereur et l’impératrice