HISTOIRE DE EEON I er .
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les évêques contre les pélagiens et de faire valoir les cruellesordonnances des empereurs.
Pendant le cours de la même année, Léon donna unenouvelle preuve de son excessive ambition. Les empereurs,dans le partage de l’Ulyrie, avaient enlevé aux papes la juri-diction de primatie qu’ils revendiquaient sur cette province :malgré la défense du souverain, le saint-père établit en II-lyrie pour vicaire de son siège, Anastase, évêque de Thes-salonique. Il est vrai que dans cette circonstance il eut à dé-ployer toutes les ruses de sa politique, et qu’il fut mêmeobligé d’écrire aux préfets d’Orient des lettres de condes-cendance pour excuser sa conduite. L’expérience avait ap-pris aux pontifes qu’ils pourraient soumettre plus facilementles évêques d’Occident que les Orientaux, qui savaient semaintenir dans la possession de leurs privilèges ; et la pru-dence leur conseillait de garder envers eux de grands ména-gements.
Quant aux prélats des Gaules , Léon ne montrait aucunégard pour leurs décisions, et il leur ordonnait impérieu-sement de se soumettre aux volontés de la cour de Rome.
Saint Hilaire et saint Germain d’Auxerre ayant été chargéspar le prince de réformer les abus qui s’étaient introduitsdans quelques provinces de la Gaule , se rendirent à Viennepour recevoir les plaintes du peuple et des nobles, qui ac-cusaient Célidonius, leur évêque, de viols, de meurtres, etenfin d’avoir épousé une femme dont il avait fait assassinerle mari.
Les deux prélats ordonnèrent qu’on réunît les témoins,et assemblèrent plusieurs ecclésiastiques d’un grand mérite