HISTOIRE DE LEON I».
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prêtant à la vengeance de Léon, eut la faiblesse de donnerun rescrit adressé au patrice Aëlius, qui commandait les trou-pes des Gaules, lui ordonnant de renfermer dans une prison,comme traître et séditieux, le saint pasteur de la ville d’Arles .
Cet acte despotique fut un coup mortel pour la liberté desÉglises de France , et les affaires ecclésiastiques, qui aupara-vant étaient jugées par les synodes nationaux, furent portéesdepuis cette époque devant l’évêque de Rome .
Saint Cyrille , l’un des plus fougueux persécuteurs des no-vatiens, mourut le 9 juin de cette même année, après avoirgouverné trente-deux ans l’Église d’Alexandrie : il avait dé-signé pour son successeur l’évêque Dioscore .
Malgré la vigilance du pape, l’hérésie des priscillianistescontinuait à faire en Espagne les progrès les plus surpre-nants; mais les moines, instruments dociles du fanatismede Léon, intentèrent des accusations atroces contre le vé-nérable Priscillien , le plongèrent dans un cachot et le sou-mirent aux plus terribles épreuves. Conduit devant un sy-node d’évêques, il fut condamné à mort et appliqué à la tor-ture ; on procéda avec un ordre méthodique.
Leinalheureuxhérétique fut d’abordattachéavecdescordeset des chaînes ; ensuite un prêtre commença l’interrogatoire :
(c Abjure tes erreurs, Priscillien , soumets-toi au souverain« pontife de Rome . »
Le patient refusant de répondre, les bourreaux firent cra-quer ses jambes sous les efforts des chaînes et les plongèrentdans un brasier ardent.
« Abjure tes erreurs, Priscillien , et glorifie Léon, le père» des fidèles. »
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