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HISTOIRE HE (JÉLASE.
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nous avons parlé. Le pape écrivit ensuite aux évêques deDar-danie, pour les convaincre que le jugement du saint- siège contrele fameux patriarche de Constantinople était une contirmationdu concile de Chalcédoine ; et que les pères ayant condamnéles eutychiens, avaient par conséquent excommunié pour lessiècles futurs tous ceux qui favoriseraient les hérétiques.
Nous devons rapporter parmi les actions honorables dupontife, son opposition courageuse contre les sénateurs deRome , qui voulaient rétablir la fête infâme des Lupercales,pendant laquelle les prêtres du dieu Pan couraient nus dansla ville, frappant avec des lanières de peau de chèvre les fem-mes qui se pressaient à leur rencontre en leur tendant lesmains, afin que ces coups les rendissent fécondes. Gélase dé-fendit qu’une superstition aussi criminelle fût renouvelée aumilieu du christianisme ; et comme les Romains attribuaientles malheurs publics et les maladies qui désolaient la ville à lasuppression de la fête, il composa un ouvrage pour leur mon-trer le ridicule de ce fanatisme : cet écrit existe encore de nosjours sous le titre de « Discours contre Andromaque. »
Mais le peuple murmurait toujours pour le rétablissementde cette vieille coutume du paganisme ; alors Gélase se dé-termina à la remplacer par la fête de la Purification de la sainteVierge. Ce sentiment a prévalu dans l’Eglise, quoiqu’il neparaisse pas fondé sur des chroniques très-authentiques : lesréformes, dans les premiers siècles, s’opéraient plus lente-ment, et il existait une différence trop marquée entre les céré-monies des Lupercales et la fête de la Purification, pour queles Piomains aient pu accepter un semblable changement.
Cependant il est certain que le pape introduisit de nouvelles