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HISTOIRE IVHORMISDAS.

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tismaux, et son sang rougit les marches du sanctuaire.

Ces cannibales mutilèrent ensuite son corps d’une manièreinfâme, déchirèrent ses entrailles, mangèrent son cœur, traî-nèrent dans les rues ce reste informe de cadavre, en le frap-pant à coups de bâton. Et comme le peuple, excité par lefanatisme des prêtres, ne met point de bornes à ses ven-geances, les lambeaux de chair furent pendus à un gibet, etl’on célébra les horribles funérailles sur un bûcher.

Antioche fut déshonorée par de semblables exécutions, et 'quatre patriarches orthodoxes furent massacrés pendant lesséditions. Mais les hérétiques n’étaient pas les seuls auteursde ces atrocités : les catholiques exerçaient les mêmes vio-lences, et de leur côté ne conservaient aucune mesure dansleurs vengeances. Sous prétexte de rassembler un synodepour discuter sur les affaires religieuses, ils attirèrent dansla ville un nombre considérable de moines eutychiens, « et» là, comme sur un champ de bataille, on défendit la reli-» gion en massacrant tous les hérétiques. Le sang qui fut» répandu dans cette fatale journée lit regorger l’Oronte , et» les cadavres arrêtèrent le cours du Heuve pendant plusieurs» jours. »

A Jérusalem, le fameux Sabas , évêque catholique, emportépar le fanatisme religieux, avait rassemblé dans le désert unetroupe de quatre mille Arabes, et à leur tête il attaquait lestroupes de l’empereur, les mettait en déroute, et faisaittriompher la religion non par la force des anathèmes ou desmiracles, mais par la terreur qu’inspiraient ses bandits.

Le clergé setait rendu encore plus terrible à Constanti-nople : la majesté du trône ne fut pas même épargnée ; les