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HISTOIRE DES PAPES.
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de la petite ville de Frusilone dans la Campanie . Son élec-tion fut aussi paisible que celle de son prédécesseur avait ététumultueuse ; toutes les voix se réunirent en sa faveur, et onn’entendit plus parler du schisme des laurentiniens : le mé-rite d’IIormisdas contribua beaucoup à cet heureux événe-ment.
Cassiodore, qui était alors consul, félicita le roi Théodoric de cette réunion du clergé et du peuple fidèle de Rome , ets’en félicita lui-même comme du plus grand bonheur qui putillustrer son consulat, et comme une preuve incontestable dela douceur du gouvernement de son prince.
Mais dans tout l’Orient le fanatisme était changé en véri-table frénésie : la religion, qui sert toujours de prétexte auxambitieux, couvrit aux yeux des catholiques la révolte cri-minelle de Vitalien , général de la cavalerie de l’empereur.Ce sujet rebelle s’avança jusqu’aux portes de Constantinople ,contraignit Anastase à lui demander la paix, lui imposantpour condition de donner aux orthodoxes tous les biens deshérétiques, et d’assembler un concile pour les excommunier.
Le prince, pour accomplir la promesse qu’il avait faite,écrivit à Hormisdas , le suppliant de travailler avec lui à pa-cifier les troubles et à réunir les Églises d’Orient et d’Occi-dent, rejetant sur la dureté des papes, ses prédécesseurs, tousles désordres qui désolaient ses états. Le saint-père répondità l’empereur par de stériles félicitations : « Je suis ravi,» seigneur, de vous voir dans des sentiments aussi favo-» râbles, et je remercie Dieu qui vous a inspiré de rompre)) le silence. Je me réjouis de l’espérance de voir l’Église de» Jésus-Christ en paix et en union ; mais je ne pourrai vous