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HISTOIRE DTIORM1SDAS.

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Les barbares qui avaient envahi les provinces de l’empire 'recherchaient également l’amitié de l’évêque de Rome . Alorsle saint-père flattait l’ambition des princes rivaux, et vendaitson alliance aux deux partis. De leur côté, les hérétiques,semblables à de mauvaises herbes et à des plantes mauditesbannies et arrachées tantôt de l’Afrique et tantôt de l’Orient,avaient encore recours au saint-siège, et lui adressaient leursappels. Et toutes les plaintes comme toutes les alliancesétaient favorablement accueillies, pourvu qu’elles favori-sassent l’orgueilleux projet de la monarchie universelle despontifes de Rome .

Enfin, à cette époque, la politique des papes les avait ren-dus les dispensateurs de toutes les grâces; il n’existait pasun seul évêque qui ne recherchât l’amitié du saint-père pourles intérêts de son diocèse ou ceux de sa gloire personnelle.Les pontifes profitèrent habilement de toutes les circon-stances : si on les consultait, ils se faisaient adresser de très-humbles requêtes; s’ils donnaient eux-mêmes des avis, ils lesfaisaient passer pour des commandements; enfin si des pré-lats les nommaient arbitres dans leurs différends, leur arbi-trage se changeait aussitôt en jugement.

Telle était la position de l’Église à l’entrée du sixièmesiècle! nous devons ajouter que les fidèles étaient divisésau sujet d’un concile qu’on accusait principalement d’avoirapprouvé l’épître d’Ibas, la foi de Théodore et les écrits deThéodoret .

Ce fut au milieu de ces désordres, si funestes à l’Église etsi avantageux au saint-siège, que l’on élut à Rome , pourremplacer Symmaque , Célius Hormisdas, fils de Juste, natif