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cita l’indignation des clercs de l’Église romaine, qui dirent àFélix : « Très-saint père, un moine se donne l’autorité de» prêcher, et s’attribue vos fonctions, tout ignorant qu’il» est!.... Nous vous supplions de le faire arrêter, afin qu’il» connaisse la rigueur de la discipline !.» Le pape or-
donna à Julien, alors défenseur de l’Église romaine, etdepuis évêque de Sabine, de s’emparer du coupable et delui faire subir les plus cruelles tortures. Mais pendant lanuit les ordres furent changés ; et Julien en ayant demandéla cause, il lui fut répondu que le pontife avait été épou-vanté par une vision, et qu’un ange lui avait défendu de per-sécuter le serviteur de Dieu .
Il n’est pas étonnant que le pape Grégoire, dont tous lesécrits sont remplis de prodiges, ait adopté cette fable; maisnous devons être étonné que Fleury l’ait rapportée commeune histoire véritable. Ces sortes de miracles ne devraienttrouver place que dans les légendes ; ou du moins on devraitavertir les fidèles que ces contes pieux ne peuvent servir qu’àrépandre un affreux ridicule sur la religion catholique, bienloin de relever sa majesté et de fournir une preuve de sadivinité.
Félix mourut le 12 octobre 529, après trois années depontificat. Parmi les monuments les plus remarquables quifurent élevés sous son règne, on cite la basilique de Saint*Cosme et Saint-Damien, et celle de Saint-Saturnin, quiavait été entièrement dévorée par les flammes et qu’il fit re-construire.