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HISTOIRE DE LEON III .

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» rétique, nommé Félix, a confessé qu’il était tombé dans)) l’erreur en soutenant que Jésus-Christ était le fils adoptif» de Dieu selon la chair.

» Notre prédécesseur, pour obtenir cette rétractation,» avait déjà été obligé d’user de rigueur envers ce fils rebelle,» et de l’enfermer dans nos prisons comme hérétique. La» crainte salutaire des tortures lui a fait abjurer sa doctrine» impie, et il a même souscrit une profession de foi ortho-» doxe, qui est encore déposée dans notre palais patriarcal.» Mais après cette manifestation publique, l’apostat s’est en-» fui dans les provinces des païens, où il brave les anathèmes» de nos conciles, qui l’ont déjà excommunié et qui le con-» damnent de nouveau aujourd’hui par ma bouche. »

Félix, entouré de la vénération universelle dans son dio-cèse d’Espagne , ne s’inquiéta pas des foudres du saint-siège,et persévéra dans ses doctrines.

A son tour, Léon devint la victime des passions religieusesqu’il avait voulu exciter contre le prélat espagnol . Deux prê-tres ambitieux, Pascal, primicier, et Canaple, sacellaire, for-mèrent un complot contre la vie du pontife, et se firent aiderdans l’exécution de leur exécrable projet par les moines, dontle fanatisme était déchaîné par la crainte des réformes.

A la suite d’une procession solennelle, au moment où le pon-tife rentrait au palais de Latran , les conjurés tombèrent surson escorte, l’arrachèrent de dessus son cheval, et le traînantpar la barbe, cherchèrent à lui briser le crâne à coups depierres. Le saint-père, couyert de blessures, resta gisant surle pavé et ne donnant plus aucun signe de vie : néanmoinsles cannibales, craignant de n’avoir pas entièrement con-