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Voici cependant en quels ternies Besoldus parle des mœursd’Héraclius : « Ce patriarche était devenu amoureux d’une» tavernière nommée Pascha de Riveri, de la ville de Napoli» en Palestine, à douze lieues de Jérusalem . Souvent il mon-» tait à cheval et venait chercher sa maîtresse, qu’il accom-» pagnait au palais patriarcal : après quelques jours de dé-» bauches, il la renvoyait comblée de présents, afin que ces» voyages ne déplussent pas trop au mari. Néanmoins celui-»ci, fatigué des plaisanteries de ses voisins, s’emporta» contre sa femme et la menaça de la tuer si elle ne cessait» ses relations avec le patriarche. La belle tavernière en» instruisit Héraclius , et le lendemain le mari fut trouvé» mort dans son lit : alors la Pascha vint résider à Jérusalem ,» dans un riche palais qu’elle habita publiquement avec le)) métropolitain. Quand son amant prêchait à la cathédrale,» elle s’y rendait dans l’équipage d’une reine, suivie d’une» foule de serviteurs plus richement équipés que ceux de la» princesse Sibylle, sœur du roi ; et si des étrangers deman-» daient à ses gens quel était le nom de cette dame, ils répon-» daient effrontément : C’est la patriarchesse.
» Héraclius en eut plusieurs enfants qu’il menait publi-» ment avec lui soit au temple, soit à la cour. On raconte» même qu’un jour, en plein conseil, en présence du roi, des» barons et des généraux, un des serviteurs de la Pascha» vint lui annoncer qu’elle était accouchée d’un garçon.
» Aussi la conduite du prélat avait-elle influé sur son clergé,» à ce point que ses moines et ses prêtres n’avaient pas laissé» une seule fille vierge dans Jérusalem ! »
Ce fut cependant au nom de ce prêtre indigne, au nom