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HISTOIRE DES PAPES.
[ 1510 .]
çais dans la guerre de Ferrare , et d’amener une ruptureentre Louis XII et Ferdinand V . Le rusé Castillan eut l’airde tomber dans le piège ; il signa le traité et accepta l’inves-titure. ; aussitôt le saint-père réclama le secours convenu detrois cents hommes d’armes, effit dire au prince qu’il luidonnerait l’investiture du royaume de Naples à son retour del’armée, ce qu’il n’avait nulle intention de faire. Ferdinandenvoya immédiatement Fabrice Colonna, avec les troupesque le pape demandait, jusqu’aux frontières des états del’Lglise ; mais là, elles firent une halte, e # t le général fit signi-fier à sa Sainteté qu’il avait ordre de ne pas aller plus loinavant qu’elle eût proclamé Ferdinand le Catholique roi deNaples. Or, le pape, placé entre deux ennemis égalementredoutables, ayant d’un côté les Français qui poursuivaientleurs conquêtes dans le nord de l’Italie , de l’autre les Es pagnols qui menaçaient d’envahir le midi, se trouva prisdans ses propres filets, et fut obligé de souscrire aux volontésdu Castillan .
Louis XII comprit enfin qu’il était le jouet de la cour deRome, et il menaça de se venger par la voie des armes, sile décret d’investiture du royaume de Naples en faveur deFerdinand n’était immédiatement révoqué. Ses menaceset sa colère n’excitèrent que la risée , et au lieu de répondreà ses réclamations, Jules II le somma de lui rendre lesvilles dont il s’était emparé; il fulmina contre lui un ana-thème terrible, mit la France en interdit et la donna àcelui qui pourrait s’en emparer; il excommunia égalementtous les princes qui soutenaient le parti du roi, et donnaleurs terres et seigneuries au premier occupant. Un envoyé