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IX.
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[XVII. s.]' CRIMES des ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 15

clamalions et s’empressèrent d’apposer leurs signatures aubas d’un acte qu’on fit circuler parmi les convives et qui étaitun engagement de rester fidèle au généralissime, de le suivrepartout et de combattre avec lui, même contre l’empereur.

Mais déjà Ferdinand avait été instruit par son espion de cequi se tramait à l’armée; et trois jours après, une procla-mation répandue dans les différents corps annonçait la dé-chéance de Wallenstein , son remplacement par le généralGallas, promettait amnistie entière à ceux qui avaient été éga-rés , à l’exception du principal coupable et de ses deux con-fidents, lllo et Terzki, son beau-frère.

Le généralissime leva aussitôt l’étendard de la révolte, fità son tour une proclamation, et annonça aux troupes qu’il serelirait à Égra avec les commissaires suédois, saxons et bran-debourgeois, et que les hommes de bonne volonté eussent àle suivre. Deux cents fantassins et cinq cents cavaliers seu-lement répondirent à son appel et l’accompagnèrent à Égra.Ainsi ce chef, naguère si puissant, cet homme qui, la veilleencore, semblait tenir dans ses mains les destinées dumonde, se trouva en un moment sans armée, sans géné-raux, sans amis, obligé de mendier la protection des étran-gers , et réduit à s’enfermer dans un château fort. Néanmoins,quoique fugitif, Wallenstein était encore redoutable pourl’empereur; et sa majesté, qui ne voulait pas avoir un jourà combattre un tel adversaire, prit ses mesures pour en finiravec lui. Plusieurs espions pénétrèrent secrètement dans lapetite ville d’Égra, achetèrent à prix d’or les officiers quicommandaient la garnison, et les décidèrent à tuer le ter-rible Wallenstein .