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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVII. S.]

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Gallas, celles du duc Charles et du maréchal Goetze, s’emparad’un grand nombre de villes et de places réputées imprena-bles, entre autres de Brisacli.

Ferdinand, n’ayant plus de généraux à lui opposer, serappela de quelle manière son père se délivrait de ses enne-mis; des agents furent envoyés à Iluningen; un des domes-tiques du prince lut séduit, et l’infortuné Bernard mourutempoisonné le 18 juillet 1659 , dans, la trente-sixième annéede son âge. Quoique délivré de l’un de ses plus redoutablesadversaires, l’empereur n’en était pas moins dans une situa-tion désespérée; attaqué simultanément par l’armée de Saxe-Weimar , dont la cour de France dirigeait les mouvements,et par les troupes suédoises, qui entamaient ses provinces duNord , trop faiblp pour résister seul à tant d’ennemis, Ferdi-nand convoqua l’assemblée des électeurs dans la ville deRatisbonne , afin d’en obtenir un secours de quatre-vingt-dixmille hommes et des subsides.

Bannier, le général suédois, ne lui laissa pas même le tempsde réunir la diète ; profitant de ce que le Danube était forte-ment gelé, il quitta ses quartiers d’biver à la tête d’un corpsde troupes d’élite et se dirigea à marches forcées sur Ralis-bonne en suivant le fleuve, qui formait une belle et magni-fique route..Sans un dégel qui survint et ralentit sa marche,il n’y a point de doute qu’il ne fût parvenu à exécuter sonaudacieux projet et à surprendre l’empereur; biais les glacesqui vinrent à se rompre, l’obligèrent à suivre des chemins im-praticables. Ferdinand eut le temps d’être instruit de sonarrivée et de mettre Ratisbonne en état de défense; Bannier secontenta de foudroyer la ville avec son artillerie et retourna