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IX.
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[XVII. S.] CRIMES DES IlOIS, des REINES et des EMPEREURS. 35

tions et ses haines. Léonore ayant épousé un certain ConcinoConcini, fils d’un notaire de Florence , lit admettre son maridans l’intimité de Marie de Médicis ; et le couple entra siavant dans ses bonnes grâces, qu’elle ne voulut plus se sé-parer ni de l’un ni de l’autre, même lorsqu’elle vint euFrance pour épouser Henri IV . Le jour de son arrivée à lacour, elle annonça au roi qu’elle voulait de l’or et des digni-tés pour la Gaiigaï et pour Concini ; et comme le prince luireprésentait qu’il en avait à peine assez pour ses propresdépenses, elle simula des scènes de jalousie et s’emporta jus-qu’à lever le bras sur son mari.

Quelques concessions de Henri IV parurent enfin avoiradouci le caractère irascible de Marie de Médicis , et les deuxépoux vécurent en apparence en assez bonne intelligence;la reine souffrit que son mari entretînt des maîtresses à lacour et qu’elles lui fussent même présentées; de son côtéHenri IV permit que sa femme continuât ses relations avecle beau Concino Concini et le comblât de faveurs. De cetarrangement matrimonial, il résulta que la France eut à pour-voir de dotations, de charges et de bénéfices les enfants na-turels du roi, et à fournir des apanages aux bâtards dont lareine augmentait chaque année la famille royale.

Malgré les charmes de cette existence indépendante, Mariede Médicis se fatigua de n’occuper que la seconde place dansle royaume ; elle se rappela les beaux jours de Catherine deMédicis , et voulut à son exemple exercer l’autorité suprême.Pour cela, il lui fallait simplement être régente, être veuve!...Henri IV devait partir pour la guerre des Pays-Bas ; elle sefit souple, caressante, et obtint du roi quelle lut couronnée