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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVII. S.]

ment d’entretien ; mais Louis XIII , qui redoutait sa pré-sence et ses reproches, refusait constamment de la voir, luifaisant dire qu’il était trop occupé pour la recevoir, et queDieu l’ayant fait naître roi, il voulait « gouverner lui-même» son royaume. »

Il était très-vivement excité à n’accorder aucune audienceà Marie de Médicis , par Luynes, son favori, qu’il avait crééministre et qui se trouvait investi, depuis l’assassinat dumaréchal d’Ancre, de tous les biens et de toutes les chargesde la victime ; or, celui-ci craignant qu’une réconciliationentre Louis XIII et sa mère ne bouleversât tous ses plans,obtint du roi qu’elle fût exilée à Blois .

«Après quoi, dit Fontenay-Mareuil, la coutume des» favoris étant de ne vouloir auprès de leurs maîtres per-» sonne qui leur porte ombrage, de Luynes renvoya le Père» Cotton, confesseur du roi et qui l’était aussi de la reine» mère, et donna la place de ce jésuite à un autre hypocrite» de la même société, appelé le Père Arnoux, qui s’était» acquis une grande réputation parmi les prédicateurs. De» Brèves, gouverneur de Monsieur; d’Heurle, premier valet» de chambre du roi5 sa nourrice, première camérière de la» reine, et tous ceux qu’il supposait avoir conservé quelque» attachement à Marie de Médicis furent également éloignés» de la cour, et il ne souffrit plus que personne, sans son» autorisation, s’approchât du roi Louis XIII ou lui parlât» en particulier. »

En quelques mois, la fortune de Luynes dépassa celle del’ancien favori. Le nouveau ministre épousa la fille du duc deMontbazon , une des plus riches héritières du royaume, fit