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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVII. S.]

ture avant qu’elle-même se fût relevée. Ce fut tout ce qu’elleen obtint : le lendemain son frère fut envoyé au supplice.Le duc marcha à l’échafaud avec fermeté, mit sa tête surle billot, et s’adressant au bourreau d’une voix haute :« Frappe hardiment, » lui dit-il ; la hache s’abattit, et justiceétait faite! Ainsi périt, à l’âge de trente-huit ans, Ilenri H,duc de Montmorency, maréchal de France, le dernier de labranche cadette de cette maison.

Plusieurs historiens ont avancé, pour justifier la froidecruauté que Louis XIII manifesta lors du procès de Henri deMontmorency, qu’après le combat de Castelnaudary onavait trouvé sur lui un bracelet avec le portrait d’Anne d’Au-triche , et que le roi avait été mis à même d’acquérir lapreuve que peu d’années auparavant la reine avait entretenudes relations adultères avec le maréchal; excuse pitoyable,car au moment où, suivant eux, le monarque se seraitmontré si jaloux de l’honneur de sa femme, il envoyait desambassadeurs à son frère Gaston, dont il n’avait pas ignoré laliaison incestueuse avec la reine, et lui promettait l’oubli dupassé, s’il consentait à renoncer pour jamais à conspirercontre l’état et à entretenir des intelligences avec la reinemère, qui habitait toujours Bruxelles. L’infâme duc d’Orléansaccepta les offres du roi, et eut la lâcheté de signer la décla-ration suivante : « Nous engageons notre parole et notre foi» de prince d’abandonner à la justice du roi tous ceux qui» ont embrassé notre défense ; nous promettons d’aimer ceux» qui servent sa majesté, et particulièrement notre cousin» le cardinal de Richelieu, que nous avons toujours estimé. »Gaston revint ensuite à la cour, fut rétabli dans tous ses