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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVII. S.]

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battu à son tour; et quoique son ennemi ne pût réussir àl’arrêter dans sa marche sur la capitale, néanmoins il setrouva serré de si près, qu’il fut obligé de combattre dansle faubourg Saint-Antoine pendant une journée entière, etque, sans aucun doute, il eût été contraint de se rendre pri-sonnier, si les bourgeois de Paris ne lui eussent ouvert lesportes de la ville, et si mademoiselle de Montpensier, fille deGaston d’Orléans , n’eût fait tirer le canon de la Bastille contreles troupes du roi.

L’entrée du prince dans la capitale, la réunion de sessoldats à ceux de Gaston , donnèrent une nouvelle vigueurà la fronde et menacèrent de prolonger indéfiniment laguerre civile. Le parlement déclara le duc d’Orléans lieute-nant général du royaume, le prince de Condé généralissimede toutes les armées, et les investit de la suprême autoritépour tout le temps que Mazarin resterait en France et tien-drait le roi prisonnier au milieu de ses troupes.

Comme Louis XIV venait d’atteindre sa quatorzième an-née, la régente s’empressa de faire déclarer la majorité duroi; et dès le lendemain celui-ci ouvrit son règne par un acted’autorité qui avait le double caractère de la lâcheté et dudespotisme; il jura au ministre une obéissance absolue,cassa l’arrêt du parlement, et transféra cette assemblée àPontoise , où se trouvait la cour.

Mazarin , assuré de revenir à la tête des affaires quand lachose lui conviendrait, n’hésita pas à quitter momentanémentle roi, pour enlever aux princes tout prétexte de rébellion,et il annonça ouvertement qu’il abandonnait le territoire dela France , pour contribuer, autant qu’il était en son pouvoir