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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

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[XVII. S. J

des prêtres et des moines, les témoins et les acteurs de cesscènes monstrueuses!

En vain les protestants voulurent-ils s’expatrier pouréchapper à leurs terribles adversaires, il leur fut impossiblede sortir du royaume, toutes les frontières étaient gardées.Dans ses premiers édits, le grand roi les avait déclarés bannisà perpétuité du royaume; dans les décrets suivants, il leuravait défendu de sortir de France , sous peine des galèrespour les laïques et de la corde pour les pasteurs. Sa majestéavait décidé que du moment où elle voulait extirper l’hé-résie il valait mieux tuer que bannir; et elle avait organisérégulièrement les massacres dans les provinces, faisantpendre, brûler, rouer ou décapiter, sans distinction d’âgeni de sexe, tous les protestants qui refusaient de se con-vertir. C’est ainsi que l’infâme monarque, d’après les assu-rances des jésuites, espérait gagner le ciel et racheter lesadultères et les incestes qui avaient souillé sa vie. Pendantque les malheureux réformés expiraient sous le fer, sur laroue ou dans les llammes, il savourait les adulations et lesflatteries des courtisans qui l’appelaient le plus juste, le plusclément, le plus miséricordieux des rois !

Pour échapper aux dragons de Louis XIY, les protestantsse jetèrent dans les montagnes du Dauphiné, du Yivarais etdes Cévennes, et cherchèrent dans le creux des rochers unabri contre leurs implacables ennemis. Yain espoir; le grandroi les fit poursuivre jusque dans ces retraites par le maré-chal Montrevel, un de ses favoris, un matamore qui s’étaitvautré dans la plus noire fange de la cour, et dont l’avidité étaitsi grande, que pour de l’or il eût égorgé son propre père. Ce