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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[1713.]

nents par leurs fondions ou par leur savoir. Ainsi ils firentune sorte de levée de boucliers contre le cardinal de Noailles,pour le punir d’avoir approuvé les Réflexions morales duPère Quesnel et d’avoir condamné les violences exercéescontre les religieuses de Port-Royal des Champs; ils essayè-rent de l’écraser avec les évêques de son parti et les docteurs,qui jusque-là étaient restés indifférents, neutres ou étran-gers à toutes les querelle^ religieuses. On suppose que ce futà ce moment que Tellier enrégimenta le grand roi dans lesjésuites, à l’ardeur que le monarque apporta dans la nouvelleguerre théologique. Grâce à sa puissante intervention, lesRéflexions morales de Quesnel furent de nouveau mises encause ; et le pape fut sollicité si vivement de les condamnerpar une huile spéciale, qu’il ne put se dispenser d’obéir, etse détermina à lancer la célèbre bulle « Unigenitus, » quidéclarait cent et une propositions de ce livre remarquableentachées d’hérésie.

A ce sujet, il n’est pas inutile de rapporter que l’ambassa-deur de France, Amelot, ayant demandé à Clément XI pourquelles raisons il avait élevé à cent et une le nombre des pro-positions erronées que renfermait l’ouvrage du célèbre ora-torien, sans en spécifier aucune, sa Sainteté répondit naï-vement : « Que vouliez-vous que je fisse? je ne trouve rien» à reprendre dans ce livre; mais le Père Tellier ayant dit» au roi qu’il contenait plus de cent propositions censurables,» d’Aubenton et le cardinal Fabroni, qui sont tous deux» jésuites , m’ont tenu le pied sur la gorge pour que je dé-» passasse ce nombre; je n’en ai mis qu’une de plus. »

Cette bulle condamnait les propositions de Quesnel comme