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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[IW.]

» Nous sommes assemblés pour le condamner et non pour» le justifier. Quoi qu’il ait écrit, il est coupable! car la» vérité elle-même devient mensonge en passant par la bouche» d’un sectateur de Jansénius . »

Cependant les délibérations tiraient en longueur, car lecardinal de Noailles avec les prélats qui partageaient ses ap-préhensions n’osaient pas se prononcer trop ouvertementcontre l’acceptation, et d’autre part voulaient paralyser l’effetde leur acceptation par des considérants placés en tête deleur arrêt. Mais le Père Tellier avait démêlé leur projet, etpour en empêcher l’exécution, il leur fit déclarer par le roi,qu’il fallait l’acceptation pure et simple, et rien de plus. Enfin,après trois mois d’intrigues, l’assemblée décréta qu’elle avaitreconnu avec une sainte joie que la constitution Unigenitusrenfermait la véritable doctrine de l’Église, et qu’elle l’ac-ceptait avec la soumission et le respect que le clergé devait àson chef, le pontife romain; quelle serait en conséquencetraduite en français , et rendue obligatoire pour tous les dio-cèses du royaume.

Les évêques soumis au Père Tellier s’empressèrent d’a-dresser des mandements à leurs troupeaux pour vanter l’ex-cellence de la constitution Unigenitus; et parmi eux se dis-tingua l’archevêque de Cambrai, l’obséquieux Fénélon , quicherchait à obtenir son rappel à la cour et la fin de l’exil au-quel il avait été condamné depuis l’affaire du quiétisme. Sonmandement commençait ainsi : « O Église romaine, ô cité» sainte, ô chère et commune patrie de tous les vrais chré-» tiens! H n’est en Jésus-Christ ni Grec, ni Scythe, ni Bar -» bare, ni Juif, ni Gentil; tous les hommes ne forment qu’un