[1724.]
HISTOIRE DE BENOIT NIH.
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1" proposition. Depuis le péché d’Adam , aucun hommen’a pu acquérir la véritable justice ou le salut éternel, sans laloi au Rédempteur, plus ou moins développée et distincte,selon la différence des temps et des personnes.
U. La loi de Moïse ne donnait point par sa propre vertula grâce qui est essentiellement nécessaire pour accomplir lescommandements de Dieu .
III. Personne ne résiste à la volonté absolue de Dieu .
IV. Dans l’état de la nature déchue, afin que le libre arbitrede l’homme soit censé pécher ou mériter, il n’est pas néces-saire qu’il ait une égale aptitude pour le bien ou pour le mal,ni qu’il se trouve dans sa volonté des forces égales pour cesdeux penchants.
V. On peut soutenir sans erreur que les aveugles et lesendurcis sont quelquefois destitués de toute grâce intérieure,en punition de leurs péchés précédents; mais on serait con-damnable d’avancer que l’homme privé de toute grâce peutcommettre les péchés les plus énormes et les impuretés lesplus grandes sans être coupable devant Dieu .
VL Le point capital et le plus essentiel de la religion chré-tienne est le divin commandement de l’amour de Dieu ; et cecommandement est distingué des autres.
VII. Le rapport de toutes nos actions à Dieu est de précepteet non pas seulement de conseil, et il ne suffit pas que nosactions y tendent interprétativement.
VIII. Celui qui commet des péchés mortels offense Dieu ,quoiqu’il ignore les commandements de Dieu , ou qu’il nepense pas actuellement à lui, ou quoiqu’il ne lasse pas uneattention expresse à la malice du péché.
ix.
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