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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

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Le pape mon Ira encore une déférence toute parti eu Itèrepour Frédéric II, roi de Prusse , ce souverain bel esprit quipubliait l’Anti-Machiavel dans le. moment qu’il mettait enpratique les maximes despotiques de ce livre; il l’autorisa àpourvoir aux évêchés de la Silésie, pays catholique qu’ilvenait de conquérir sur l’Autriche ; et comme sa majesté•prussienne, ne so souciant pas d’avoir dans ses états des prê-tres trop habiles, présentait pour successeur au cardinalZinzindorf, dans le siège de Breslau , un sujet presque idiot,Benoît ferma les yeux sur la chose et ratifia la nominationdu prélat imbécile. Cet acte de condescendance rapporta au•chef d’e l’Église une grosse somme d’argent et de riches pré-sents qui lui furent offerts par la margrave de Bareilh, sœurdu roi, qui fit tout exprès le voyage de Rome .

Cette lactique de tolérance et de conciliation réussit à mer-veille au souverain pontife et lui valut l’amitié de tous lesprinces de l’Europe ; l’impératrice de Russie, Élisabeth, lenommait le Sage; le roi de Portugal lui écrivait sur le piedde la plus intime amitié; le sultan Mahmoud le faisait com-plimenter par les ambassadeurs. Et c’était chose curieuseque d'entendre un pape dire à un cardinal : « Ce bon Turc» m’a fait dire les choses du monde les plus aimables par le» marquis de Maio. » Mais de tous les hommages que sa po-litique sut lui attirer, ceux qui le flattèrent davantage furentsans contredit ceux de Voltaire .

Le grand écrivain avait eu sa tragédie du Fanatisme re-fusée par la censure ; il lui parut plaisant de réclamer l’appui‘ du pape pour sa pièce, et de la dédier au successeur desBoniface VIII, des Jean XXIII et des Pie V ; Lambertini