[1753.]
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de Sainte-Marguerite; les autres furent simplement dissé-minés dans des villes qui leur servirent de lieu d’exil. Lagrand’chambre avait seule été épargnée, parce que la couren avait besoin pour enregistrer les édits bursaux. Le roivoulut même étendre ses attributions; mais les membres quila composaient, et qui pour la plupart étaient des vieillards,ne voulurent pas déshonorer leurs cheveux blancs, et refu-sèrent d’enregistrer l’édit qui les faisait hériter des dépouillesde leurs collègues. Pour, les punir, Louis XV les exila àPontoise . Là, ces nobles magistrats continuèrent à siégercomme à Paris, et procédèrent contre l’archevêque de Paris et contre les curés fanatiques.
Sa majesté déclara la chambre dissoute, et pour la rempla-cer elle'instilua un nouveau .tribunal fcomposé de conseillersd’état et de maîtres des requêtes, sans oser toutefois l’inves-tir de l’attribution importante d’enregistrer les édits. Lesouverain s’adressa au Châtelet pour faire approuver ses or-donnances; cette, juridiction inférieure ne voulut point s’ar-roger les attributions, d’unè cour supérieure, et refusa l’en-registrement de l’édit. Les membres de la nouvelle cham-bre royale furent alors obligés d’ouvrir leurs séances et devenir siéger dans la salle des Auguslins sans avoir été recon-nus par 'aucun corps. Non-seulement leurs audiences furent•désertes, mais encore ils furent personnellement exposés auxinsultes et aux mépris des avocats, qui s’obstinèrent à ne leurpoint reconnaître la qualité de.juges.
Les parlements de province imitèrent l’exemple de celuide la capitale; les magistrals’de Rouen luttèrent courageuse-ment pemlant six mois contre [es ordres de Louis XV ; ceux