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HISTOIRE DE CLEMENT XIII .

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accompagné de deux bandoleri, sortit d’une embuscade ettira sur le postillon qui menait le roi. L’arme ayant fait longfeu, le postillon fouetta les chevaux et partit au galop; lesdeux bandoleri se précipitèrent à la poursuite de la voiture ;mais leurs montures ne pouvant la gagner de vitesse, ils dé-chargèrent leurs carabines sur le carrosse et rentrèrent dansle bois, pour laisser aux autres conjurés, qui étaient apostésplus loin sur la route, le soin d’achever leur besogne. Leschoses ne se passèrent pas ainsi qu’ils l’avaient espéré; Jo-seph, blessé de deux balles et perdant beaucoup de sang,donna ordre à son postillon de rebrousser chemin et de leramener à Junqueire, ce qui le sauva d’une mort certaine.

Le lendemain, grâce à l’activité du marquis de Pombal,tous les coupables furent bientôt sous la main de la justice.La famille des Tavora périt tout entière sur l’échafaud, àl’exception de la jeune comtesse Ataïde, qui fut seulementenfermée dans un couvent. Tout se passa pour le mieux, tantque le ministre eut à faire juger les seigneurs qui avaienttrempé dans la conspiration; il n’en fut pas de même lorsqu’ilvoulut procéder contre les jésuites.

Les juges séculiers refusèrent de faire comparaître devanteux les Pères Malagrida, Alexandre Souza et Jean Mathos,dont la complicité avait été prouvée lors du procès des pre-miers accusés, et déclarèrent qu’ils n’avaient point de carac-tère pour informer d’un crime commis par des prêtres. Leministre voulut composer un tribunal extraordinaire pourles juger; mais les évêques protestèrent, et les accusés en appe-lèrent au pape. Joseph l tr rendit alors un décret de bannisse-ment contre les jésuites, traîtres, rebelles, ennemis et agrès-