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parlements. Bientôt même ils vinrent en aide à leurs adver-saires et leur fournirent l’occasion de les perdre dans l’opi-nion publique et de les anéantir.
Un jésuite français , nommé le Père Lavalette, avait étéenvoyé par ses supérieurs à la Martinique en qualité de curéd’un petit village, et était devenu supérieur ou recteur deleur maison de la Martinique . Par son habileté financière, ilavait accru considérablement les biens de la communauté, ets’était rendu maître de tout le commerce des îles. Une richemaison de banque de Marseille , les frères Lioncy et Gouffre,était chargée par le Père Sacy, procureur général des îlesSous-Ie-vent, et par le Père Forestier, provincial de France ,de fournir des fonds au Père Lavalette, et d’acquitter toutesses lettres de change sous la garantie tacite de la société.Cette prospérité devait avoir un terme; plusieurs navires ex-pédiés par le révérend Père aux frères Lioncy et Gouffre,pour les couvrir d’une somme de deux millions de lettres dechange qu’ils avaient acceptées, furent très-malheureuse-ment capturés par les Anglais . Cet incident mit la maison debanque dans l’obligation de s’adresser aux Pères Sacy et Fo-restier, ainsi qu’au général des jésuites, pour le rembourse-ment des traites. Les jésuites leur firent répondre que les sta-tuts de l’ordre autorisaient les supérieurs à désavouer leursmembres inférieurs quand il devait résulter quelque dom-mage pour la société de la reconnaissance de leurs engage-ments. L’un des frères Gouffre se rendit immédiatement àParis , pour intéresser les dignitaires de la compagnie en fa-veur de sa maison. A toutes ses prières, à tous ses raisonne-ments, à toutes ses sollicitations, les bons Pères n’avaient que