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IX.
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[1762.]

HISTOIRE DE CLEMENT XIII .

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Paris rendit préalablement un arrêt contre la compagnie, Jadéclarant une et indivisible, sous l’autorité de son général,et la condamnant à payer les sommes portées aux lettres dechange tirées par leur Père Lavalette sur la maison Lioncyfrères et Gouffre de Marseille .

Cet arrêt fit comprendre aux jésuites le tort qu’ils avaienteu de laisser les choses aller aussi loin; ils se mirent immé-diatement en devoir d’exécuter l’arrêt dans toute sa teneur,pour étoulfer l’affaire et prévenir un plus grand mal. 11 étaittrop tard, l’examen des fameux statuts de la compagnie avaitjeté l’épouvante et la consternation dans les différentes classesde la société, et de toutes parts on réclamait leur expulsion.

Le duc de Choiseul et la marquise de Pompadour, charmésde trouver un moyen de détourner l’attention du peuple deleurs personnes, et de faire une utile diversion aux affreuxdésastres qu’ils avaient attirés sur la France , encouragèrentles manifestations hostiles aux disciples d’Ignace de Loyola ,et s’unirent même à leurs ennemis. La congrégation s’agitapour conjurer l’orage, et obtint par l’influence du nonceapostolique qu’un conseil de quarante évêques fût chargéde procéder à l’examen de leurs statuts. Ainsi qu’on s’y at-tendait, les prélats déclarèrent que les constitutions de la so-ciété de Jésus n’étaient en rien répréhensibles, et décidè-rent qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre.

Le parlement, excité sous main par le ministre Choiseul,refusa d’enregistrer l’édit, et appuya son opposition de motifssi puissants, que Louis XV fut encore obligé de se rendre àl’avis des magistrats et de leur abandonner la décision decette affaire importante. Le parlement de Paris se ressaisit