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HISTOIRE DES PAPES.
[XVIlt. S.]
résolut de consolider et d’agrandir l’établissement de labanque, en lui donnant la sanction du gouvernement, et enenjoignant aux fermiers généraux et aux receveurs d’impôtsd’accepter comme espèces les billets de la banque toutes les
• fois qu’il leur en serait présenté. Ces valeurs acquirent dès
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lors une importance incroyable : l’argent cessa de voyager,se Concentra dans les caisses des provinces ou dans celles dela banque, et servit à faire face aux remboursements, quifurent d’autant moins demandés, que le papier-monnaie était• plus commode et d’un transport moins coûteux. Le succèsfut si complet et si décisif, que la banque put mettre en circu-lation des billets qui décuplaient la valeur de son'capital.
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Ainsi se trouvaient réalisées les plus brillantes utopies ducrédit public et privé; ainsi se trouvait atteint presque in-stantanénient un résultat qui semblait devoir exiger le travailde plusieurs siècles.
Malheureusement la chute devait être aussi rapide que lesuccès : non point que Law eût trop présumé de la puissancede ses moyens; mais il n’avait pas compté que sa banque de-vait subvenir aux besoins insatiables du régent; qu’elle de-vait servir à payer ses maîtresses , ses mignons , ses roués,et l’aider dans' des projets ténébreux dont la couronne de
• France était le but. Une gêne extrême se fit bientôt sentirdans ses caisses; il espéra satisfaire aux exigences de Phi-lippe d’Orléans en donnant plus d’extensfon à ses.opé-rations, et reprit son projet de création d’une banque na-tionale, chargée de percevoir les revenus publics et d’ex-. ploiter les privilèges qu’il plairait au gouvernement de luiconcéder. 11 conçut également la-pensée de réunir en une