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[XVIII. s.] CRIMES DES ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 39

association commune tous les capitalistes de la France , et deleur faire mettre en commandite tous les éléments de la ri-chesse publique , depuis la propriété foncière jusqu’auxéventualités du commerce colonial.

La manie de coloniser, qui était alors à la mode, lui four-nit l’occasion de fonder, sur les bords du Mississipi, unesociété de commerce qui prit le nom de Compagnie des Indesoccidentales, et qui fut créée au capital de cent millions,composé de deux cent mille actions de cinq cents livres pbtpcune, sous forme de billets payables au porteur, transmis-sibles par voie d’endossement.

Pour favoriser la réalisation de ces valeurs nouvelles, Lawimagina , dans l’édit de concession que lui accorda le régent,de faire autoriser les actionnaires à verser le montant de leur-souscription un quart en espèces et les trois autres quartsen certificats de rentes, connus sous le nom de billets-d’état,qui étaient fort dépréciés. .

* Le régent seconda le financier en rendant un nouvel éditqui déclarait son comptoir banque royale, t;t lui concédait ledroit de percevoir les impôts et d’opérer les payements, aunom de l’état. Ces différentes mesures relevèrent pour uninstant le système; mais de nouveaux embarras se firentbientôt sentir. Law n’avait pas seulement à gorger d or.l in-satiable Philippe d Orléans , il était encore obligé d ouvrirses colfres à l'exécrable abbé Dubois, aux filles du régent,à leurs amants ; il était obligé de défrayer de leurs dépensesles bateleurs italiens attachés à la cour, et les troupes d’ac-teurs et d’actrices chargés de figurer dans les saturnales duPalais-Royal ou du Luxembourg ; c’était lui encore qui de-