HISTOIRE DES PAPES.
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[XVIII. S.]
elle se trouvait, par ses hautes connaissances en adminis-tration et par son génie supérieur.
Louis XVI , il faut le dire à sa louange, non-seulement ap-prouva le choix de la reine, mais encore témoigna au nouveauministre une affection toute particulière que celui-ci devait àl’ascendant d’un esprit droit et d’un noble cœur. Sa lettre auroi, le jour de sa nomination, est restée comme l’un de sesplus brillants titres de gloire : « Sire, écrivait-il à Louis XVI ,» votre majesté a bien voulu m’autoriser à remettre sous ses» yeux l'engagement qu elle a pris de me soutenir dans l’exécu->) tion des plans d’économie qui sont en tous temps, et au-» jourd’bui plus que jamais, d’une nécessité indispensable.» J'aurais voulu pouvoir développer les réflexions que me sug -» gère la position désastreuse où se trouvent les finances ; mais» je me borne en ce moment à vous dire : — Point de banque-» routes , point d’augmentation d’impôts, point d’emprunts !» Point dé banqueroutes, ni avouées ni masquées par des ré-» duclions forcées, parce qu’elles ruinent à jamais le crédit» public. Point d’augmentation d’impôts ; la raison en est» dans la situation de vos peuples. Point d’emprunts, parce» que tout emprunt diminue toujours le revenu libre, et» nécessite au bout de quelque temps ou la banqueroute» ou l’augmentation des impositions. Il ne faut, en temps de» paix, se permettre d’emprunter que pour liquider les dettes» anciennes ou pour rembourser d’autres emprunts faits à un» denier plus onéreux.
» Voilà les points que votre majesté a bien voulu me per-» mettre de lui rappeler. Elle n’oubliera pas qu’en recevant» la place de contrôleur général, j’ai compris tous les devoirs