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HISTOIRE DES PAPES.

[XVIll. S.l

accueillirent ces explications; l’assemblée, composée uni-quement des ordres privilégiés, prit prétexte de l’immoralitédu ministre pour repousser les améliorations qu’il indiquait,et qui portaient une grave atteinte à toutes les immunités.— 11 sied bien à Galonné, le plus méprisable des hommes,disaient les membres de la noblesse, de se poser en dé-fenseur du peuple, lui qui vient de renfermer la capitaledans un mur d’octroi, et d’élever des barrières pour accroî-tre les bénéfices de la ferme générale, lui qui a créé lesoffices de payeurs de rentes, qui a rétabli la compagnie desIndes. — Il convient bien au contrôleur général, disaientles robins, de parler de réformes financières, lui qui a spoliéla nation dans ses opérations de refonte des monnaies d’or, luiqui a encouragé toutes les fraudes administratives, qui a toléréles dépenses excessives de la cour, les prodigalités de la reine,et qui a consenti à des acquisitions ruineuses dans un mo-ment où la nation était aux abois. Quelques-uns allaient jus-qu a affirmer qu’il était vendu au cabinet de Saint-James, etqu’à l’exemple de l’infâme Dubois, il se faisait payer unepension de Pitt, le ministre de Georges III . Calonne, aban-donné de Monsieur et du comte d’Artois, qui semblaientavoir oublié les services qu’il leur avait rendus en payantleurs dettes, poursuivi avec acharnement par Marie-Antoi-nette , qui s’était déclarée son ennemie, ne larda pas à rece-voir sa démission du faible Louis XVI .

Monseigneur Loinénie de Brienne, archevêque de Tou-louse , fut désigné pour le remplacer avec le titre de chef duconseil des finances, ce qui amena un remaniement minis-tériel. Lamoignon fut institué ^arde des sceaux, et le comte