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274. HISTOIRE DES PAPES. [XYHI.S.]

qui continuaient les désordres, les bassesses et les turpitudesde l’administration du crapuleux Louis XV ?

Sa majesté, forcée de consentir à l’examen du livre rougepar les membres du comité des finances, fit sceller les feuil-lets qui donnaient le détail des sômmes englouties par sonaïeul dans l’infâme Parc-aux-Cerfs, et demanda que le secretfût respecté. Les députés se conformèrent aux désirs dumonarque, et se contentèrent de faire le dépouillement desdépenses qui s’y trouvaient relatées depuis son avènementà la couronne. Ce travail fut ensuite imprimé et distribué àtous les membres de l’Assemblée nationale. Monsieur, comtede Provence , était porté pour une somme de 15,821,000 li-vres comme supplément à son revenu, pour trois années.Monseigneur le comte d’Artois figurait pour 22,550,000 li-vres reçues pendant la même période, indépendammentd’un million de rentes viagères payées à sa décharge, de sespensions, de ses domaines, de ses apanages et de ses pro-priétés particulières, qui lui rapportaient d'énormes revenus.Ce duc de Polignac, le mari de la favorite de la reine, étaitnoté pour un don de 1,200,000 livres, en récompense deses services; et un sergent, nommé Jean-René llamèle, durégiment de Flandre, pour 44 livres 4 sous, pour le récom-penser de ce que par sa valeur il avait contribué à la prise deDunderstadt ! ! Outre l’ordonnance au porteur de 1.200,000livres, le duc figurait pour une pension de 120,000 livres,et sa famille pour 700,000. De plus, il lui était concédéun droit sur tout le poisson de mer qui se consommait àBordeaux et dans toute la Guyenne, la donation des ailu-vions de la Garonne , qui permettait aux Polignac de dé-