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HISTOIRE DES PAPES.

[XVIII. S.]

talité de 1,000,000 de livres par an. Le beau Dilloh, l’un deses rivaux, était porté pour 160,000 livres, en considé-ration de ses services secrets; le comte de Vaudreuil, pourde pareils services, avait reçu, en moins de huit «ans,2,885,000 livres, indépendamment de 500,000 livres de trai-tement annuel pour sa charge de grand fauconnier de France ;le comte de Fersen, général danois, un autre des amantsde sa majesté, figurait pour une pension de 150,000 livres;Campan, simple valet de chambre et secrétaire intime de lareine, (igurait pour une pension de 45,000 livres; les onzemaréchaux de France , dont deux Noailles, pour 1,100,000qu’ils se partageaient annuellement; Beaumarchais y étaitporté pour une somme de 1,000,000, à la recommandation dela reine, « en récompense des intrigues galantes dont il s’était» fait le courtier, et des services rendus en traitant à Londres » pour la suppression de pamphlets et particulièrement pour» les mémoires qui avaient trait à l'affaire du collier. »

Un seul chapitre indiquait une dépense de 58,825,0001ivres,sans autre désignation que celle-ci : Pour service connu seu-lement de sa majesté. On y voyait encore figurer l’opu-

lent d’Aligre, premier président de Paris , renommé par sonavarice sordide, pour des gratifications de 100,000 écus etpour une pension de 90,000 livres; un baron de Bezenval yétait porté pour 200,000 livresde gratification et60,000 livresde pension; un prince de Condé, pour des pots-de-vin de600,000 livres et des dons de 500,000 livres. Les frères duroi, en outre des sommes dont nous avons déjà parlé, yfiguraient, savoir : Le comte de Provence pour une renteannuelle de 3,700,000 livres, et une autre somme de