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[XVIII. S.] CRIMES DES ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 277

800,000 livres destinée au payement de l’entretien de sesécuries; le comte d’Artois pour 4,500,000 livres.

11 semblait réellement que ces voleurs titrés se crussentrevenus au temps où Mazarin disait : « La France est comme» un bon âne, plus on le charge mieux il marche ; « et où lesurintendant Bullion écrivait à Louis XIII : « Sire, vosi) peuples sont trop heureux, ils n en sont pas encore réduits!> à manger de l’herbe. »

L’Assemblée nationale poursuivit avec persévérance lecours de ses travaux, et rendit différents décrets d’une uti-lité incontestable sur l’uniformité des poids et des mesures,sur l’organisation de la municipalité, et particulièrement surl’abolition de la noblesse. Elle défendit de prendre les titresde prince, duc, comte, marquis, vicomte, vidame, baron,chevalier, messire, écuyer, et toute autre dénomination derang ou de caste. Ainsi tous les nobles durent se résigner àreprendre leurs noms de famille et à faire l’abandon de leursdénominations fastueuses; les Montmorency ne furent plusdésignés que par le nom de Bouchard que portaient leursancêtres; les d’Uzès devinrent Battet; les Richelieu, Vigne-rot; les Béthune , Béton; les Villeroy, Neuville; les la Ro-chefoucault, Vert; les Luynes, Cadnet; les Saint-Priest,Guignard; lesCoigny, Franquetot; les Sémonville , Huguet;les Breteuil, Tonnelier; les Vaudreuil, Rigaud; les Cara-mau , Riquet ; les la Fayette, Mottié; les Mirabeau , Riquetli.Toutes les désignations féodales, tous les noms usurpés ougagnés par de sales services, furent anéantis.

Malgré les progrès de la démocratie, la cour était loin dedésespérer du salut de la royauté; elle comptait sur Mira-it. au