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HISTOIRE DES PAPES.
[XVIII. S.J
de détendre cet évangile politique au prix de leur vie. Le7 octobre, le roi vint renouveler le serment qu’il avait déjàprêté de gouverner selon les lois ; et le 14 il adressa une pro-clamation aux nobles qui avaient émigré, pour Jes convaincrede sa parfaite adhésion à l’acte constitutionnel, et les engagerà s’y rallier. Mais en secret il prit ses mesures pour que lespartisans de l’absolutisme continuassent à sortir du royaume,dans l’espoir que l’absence des riches laissant les pauvres sanstravail et sans pain, amènerait un changement inévitable.
Bientôt les émigrations devinrent si considérables, que l’As-semblée législative se détermina, pour y mettre un terme, àrendre le décret suivant : « Les Français rassemblés au delà» des frontières sont, dès ce moment, déclarés suspects de» conjuration contre la patrie. Tout fonctionnaire absent du» royaume sans cause légitime sera déchu de sa place; tout» officier militaire qui abandonnera son drapeau sans congé» ou démission acceptée sera réputé coupable de désertion» et puni comme tel ; tout Français qui, hors du royaume ou» sur le territoire, embauchera des individus pour accroître» les rassemblements de Worms et de Coblentz , sera puni» de mort.»
Cette loi contrariant les secrètes sympathies de Louis XVI ,sa majesté usa du privilège que lui donnait la constitution, etrefusa sa sanction. Le mois suivant, le roi donna une nou-velle preuve de ses sentiments en opposant encore son vetoau décret de l’Assemblée législative relatif aux prêtres nonassermentés. Heureusement la découverte d’une lettre, adres-sée par un receveur général des finances, nommé Varnier,au receveur particulier du département de la Côte-d’Or , jeta