[XVIII, S.J
REPUBLIQUE FRANÇAISE.
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en quelque sorte la victoire. Toulon fut attaquée par le géné-ral Dugommier et reprise aux Anglais . Dans ce siège mémo-rable, un jeune commandant d’artillerie se distingua d'unemanière toute particulière et contribua puissamment ausuccès de nos armes; cet intrépide guerrier se nommaitNapoléon Bonaparte! D’autre part, Lyon fut réduite, laVendée pacifiée, les villes du Nord et du Midi purgées desagents qui cherchaient à fomenter des désordres; les lignesde Wissembourg et de Lauterbourg furent reconquises, etles hordes des despotes chassées par les armées républicaines.
Pour rompre entièrement avec le passé, la France avaitaboli jusqu’aux anciennes indications des années, des moiset des jours, avait créé un autre calendrier, en prenantpour commencement de l’ère nouvelle le 22 septembre 1793,jour où la Convention avait décrété la déchéance de la royautéet proclamé la République .
Le peuple triomphait, les rois étaient vaincus et humiliés,la cause sacrée de la liberté resplendissait à l’horizon ; hélas!son règne ne devait pas être de longue durée. L’infâme Piltsoudoya des traîtres, versa des millions entre les mainsd’hommes abominables, et parvint à jeter la France dans undésordre effroyable. Plusieurs partis se formèrent au seinmême de la Montagne et s’entre-déchirèrent. Les hébertistes,qui avaient à leur tête le rédacteur du journal le Père Du-cliesne, fameux par son cynisme, voulurent s’emparer du pou-voir, essayèrent de soulever la Commune contre le comité desalut public, et firent mettre le club des Cordeliers en insur-rection contre la Convention. Cette audacieuse tentative leurvalut d’être décrétés d’arrestation, traduits devant le tribunal