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HISTOIRE DES PAPES.
(XVIII. S.]
révolutionnaire, jugés comme conspirateurs et condamnés àmort. Les dantonistes cherchèrent à leur tour à dominer lafaction des républicains purs pour accaparer à leur profit lesplaces et les honneurs ; mais leurs machinations ne tardèrentpas à être découvertes. A la suite d’un rapport remarquablede Saint-Just, membre du comité de salut public, ils furentarrêtés et envoyés devant le tribunal inflexible de la nation.Après avoir abattu la faction des dantonistes, le comité desalut public put hardiment diriger le mouvement révolution-naire dans un sens national ; il proscrivit le hideux matéria-lisme, fit célébrer des fêtes en l’honneur de l’Étre suprême,et essaya d’arrêter l’effusion du sang.
Robespierre , l’un des membres les plus influents du comité,osa même se prononcer contre les exécutions qui avaient lieusur divers points de la France , et dans un discours aux Jaco-bins , s’écria : « 11 est temps de laisser en repos la hache de» la justice publique; tout bon patriote doit prémunir ses» concitoyens contre les pièges qui leur sont tendus, et cher-» cher à éteindre la nouvelle torche de discorde qu’on vou-» drait allumer dans la Convention. Ce qu’on voit tous les» jours, ce qu’on ne peut se cacher, c’est qu’une faction» d’hommes corrompus veut avilir, veut anéantir la Conven-« tion par un système de terreur; c’est à cette tourbe d’in-» trigants qu’il faut déclarer la guerre.»
Ces paroles retentirent comme un tocsin d’alarme danslame des hommes qui occupaient les plus importantes fonc-tions du gouvernement, et qui s’étaient fait du pouvoir lepiédestal de fortunes scandaleuses. Devant le danger com-mun tous se réunirent et se préparèrent à lutter contre l’au-