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(XVIII. S.]

REPUBLIQUE FRANÇAISE.

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se retirer et de signer une espèce de capitulation avec le co-mité royaliste. Ce premier succès détermina les insurgés àbrusquer l’attaque qu’ils méditaient; dans la même nuit, ilsse formèrent en bataillons autour du château des Tuileries ,et tinrent la Convention en quelque sorte bloquée dans lelieu même de ses séances. La position était tellement critique,que plusieurs députés émettaient déjà la motion de dissoudrel’Assemblée , ou de la transférer sur les hauteurs de Mont-martre ; mais les républicains parurent, et la Conventiontriompha. Par ordre du comité de salut public, des armes

furent distribuées à ces hommes de dévouement qui n’avaient

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jamais fait défaut à la patrie, aux braves ouvriers des fau-bourgs. Barras fut nommé général en chef de l’armée del’intérieur. On plaça sous son commandement les compa-gnies de volontaires qui avaient pris le nom de bataillons de

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patriotes de 89, ainsi qu’un corps de sept mille hommes ducamp de Paris , et on lui enjoignit de .prendre tous les moyenspour écraser les factieux.

Bonaparte , qui se trouvait alors dans la capitale, et qui déjàavait obtenu le grade de général de brigade, vint offrir sesservices à Barras. Celui-ci eut le bon esprit de le nommercommandant en second, et de lui laisser la direction des me-sures à prendre pour comprimer les royalistes. Le jeune gé-néral jugea du premier coup d’œil qu’il ne devait faire usageque d’artillerie avec des adversaires supérieurs en nombreet parfaitement armés; il disposa en conséquence plusieursbatteries au Pont-Tournant, à la tête du pont Louis XV , àcelle du pont Boyal, au Carrousel et à l’embranchementdes rues qui aboutissaient aux Tuileries ,x.

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