HISTOIRE DES PAPES.
[XVIII. S.]
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dans la salle du manège, sous celui de conseil des Cinq-Cents .
Dès les premiers jours de réunion des assemblées pri-maires convoquées pour nommer le dernier tiers des dé-putés , il se manifesta dans les quartiers opulents une vivefermentation. Les royalistes, qui se voyaient soutenus parles thermidoriens, se prononcèrent contre les républicainspurs, et demandèrent leur expulsion de la Convention, ainsique leur mise en jugement. Quand ils eurent obtenu l’uneet l’autre chose, ils s’enhardirent au point de se tournercontre leurs alliés. Ceux-ci se rapprochèrent alors du peuplepour conjurer le danger qui les menaçait, et réorganisèrentune société des jacobins. De son côté, la faction monarchistetravailla à augmenter le nombre de ses partisans; elle semal’or dans les sections, se recruta de tous les intrigants qui pul-lulent dans la capitale, des anciennes bandes de mouchardsorganisées par Bertrand de Molleville , des ex-gardes du corpset des chevaliers du poignard qui avaient figuré dans la jour-née du 10 août. Le Palais-Royal devint le foyer de l’insurrec-tion. La section Lepelletier, qui s’était de tout temps fait dis-tinguer par son attachement à la famille des Bourbons, sedéclara autorité révolutionnaire, fit prendre les armes auxbataillons de la garde nationale dont les opinions lui étaientconnues, et se disposa à attaquer la Convention. Les repré-sentants se hâtèrent, pour prévenir leurs adversaires, de faireun appel à l’armée, et commandèrent au général Menou demarcher sur les sections et de les dissoudre. Mais celui-ci, soitincapacité, soit trahison, engagea imprudemment ses troupesdans les rues qui avoisinaient le couvent des Filles Saint-Thomas, et fut contraint, après une légère escarmouche, de