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HISTOIRE UES PAPES.
f1813.J
résidence. On permit aux princes de l’Église qui habitaientParis , et qu’on nommait les cardinaux rouges, de venir luifaire leur cour; les cardinaux noirs, ainsi nommés parcequ’ils avaient été privés de la pourpre par l’empereur, pouravoir refusé d’assister à son mariage avec Marie-Louise, fu-rent seuls écartés.
Après la malheureuse retraite de Moscou , Napoléon revinten France et s’occupa immédiatement de reprendre les né-gociations avec le pape; il se rendit à Fontainebleau et posales bases d’un nouveau concordat, qui fut accepté par saSainteté. Les principales dispositions étaient : « Que Pie YIIexercerait les fonctions spirituelles en France et en Italie ,comme ses prédécesseurs; que les ambassadeurs et autresenvoyés près le saint-siège seraient considérés comme mem-bres du corps diplomatique ; que les domaines pontificauxnon encore aliénés demeureraient la propriété du pape etseraient administrés par ses agents ; qu’il lui serait allouépour les domaines aliénés un revenu de deux millions defrancs ; que l’empereur aurait six mois pour nommer auxsièges vacants ; que les métropolitains prendraient les infor-mations nécessaires pour constater le mérite du sujet élu ;que le pape l’instituerait dans les six mois qui suivraient lanotification; que dans le cas contraire le droit d’investitureserait acquis au métropolitain ou au plus ancien évêque dela province; que la propagande, la pénitencerie, les archives,seraient établies dans le lieu où séjournerait le pape; quecelui-ci renoncerait à la souveraineté de Rome et consentiraità transférer le saint-siège en France . » Les deux parties con-tractantes signèrent solennellement le traité le 25 janvier