[ 1812 .]
HISTOIRE DE PIE Vil.
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clara que l’opinion des prélats était conforme à la sienne ;il joignit à son bref des instructions concernant la manièredont les évêques devaient se conduire en conférant l’in-stitution du métropolitain, et donna de grands éloges auxPères sur la sagesse dont ils avaient fait preuve dans uneaffaire aussi délicate. Il fit plus encore, il adressa une lettreparticulière à Napoléon , le nomma son très-cher fils empe-reur et roi, lui prodigua les épithètes les plus louangeuses,les plus serviles, et termina en le suppliant de ne point s’op-poser à une réconciliation. Toutefois il évita de se prononcersur les causes qui motivaient sa disgrâce, et particulièrementsur l’extension que Napoléon voulait donner au concordat enl’appliquant aux provinces de l’empire français, à Rome elle-même, aux états annexés au royaume d’Italie, à la Hollande,à Hambourg et aux provinces rhénanes.
Le rusé pontife avait calculé qu’une démarche semblablene compromettrait en rien sa position, et forcerait son en-nemi à lui rendre la liberté : ses espérances furent déçues ;l’empereur ne répondit même pas à ses lettres, et renvoyales évêques dans leurs diocèses respectifs, sans prendre lapeine de clore le concile.
Napoléon avait alors de plus graves sujets d’appréhensionsqu'un pape à soumettre ; il avait à s’occuper d’immenses pré-paratifs de guerre et de son gigantesque projet d’invasion dela Russie . Mais avant de commencer cette brillante et désas-treuse campagne, il envoya l’ordre à la cour de Turin detransférer le saint-père en France . Sa Sainteté ne fit aucuneprotestation, se mit en route avec une escorte, et arrivale 20 juin 1812 à Fontainebleau , qui avait été fixée pour sa