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[1815.]

HISTOIRE DE PIE VII .

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ma plus douce pensée est de le rendre en même temps utileà l’affermissement de l’Europe .

» Assez de gloire a illustré tour à tour les drapeaux desdiverses nations; les vicissitudes du sort ont assez fait suc-céder de grands revers à de grands succès; une plus bellearène est aujourd’hui ouverte aux souverains, et je suis lepremier à y descendre. Après avoir présenté au monde lespectacle de grands combats, il sera plus doux de ne con-naître désormais d’autre rivalité que celle des avantages dela paix, d’autre lutte que la lutte sainte de la félicité despeuples. La France se plaît à proclamer avec franchise cenoble but de tous ses vœux; jalouse de son indépendance ,le principe invariable de sa politique sera le respect le plusabsolu pour l’indépendance des autres nations. Si tels sont,comme j’en ai l’heureuse confiance, les sentiments paternelsde votre béatitude, le calme est assuré pour longtemps ; et lajustice, assise aux confins des divers états, suffira seule pouren garder les frontières. »

Tels étaient les sentiments sublimes qui animaient la grandeâme de Napoléon , mais qu’étaient loin de partager les roisalliés. Aussi la guerre recommença-t-elle plus terrible quejamais. L’Angleterre fit des efforts désespérés, soudoya deses deniers toutes les armées ennemies, ouvrit ses trésors àtoutes les trahisons, et jeta encore un million d’hommes surle territoire français . La bataille de Waterloo vint mettre finà cette lutte; Napoléon, abattu, non par la fortune, mais parla trahison de ses généraux, abdiqua la couronne et se livraaux Anglais ; magnanime imprudence, qu’il paya de sa li-berté , de sa vie ! Les misérables ! au mépris du droit des

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