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HISTOIRE DES PAPES.
[ 1831 - 1843 .]
Grégoire XVI , le digne protecteur de cette milice sacrée,s’est déclaré le champion du despotisme, s’est fait le lâcheserviteur des rois, jusqu’au jour où il pourra leur écraser latête. Grâce, à lui, la maison de Dieu est devenue une cavernede voleurs, l’Église a judâisé, a enseigné la consécration deâdroits de races, de privilèges et de naissance, au lieu de prê-cher cette doctrine toute d’amour, de charité et de dévoue-ment que Jésus était venu annoncer aux hommes ; elle a sanc-tifié le principe monstrueux de l’obéissance passive des peu-ples aux volontés des souverains ; elle a placé parmi les arti-cles de foi le dogme sacrilège qui condamne éternellementles prolétaires à fertiliser la glèbe de leurs sueurs, et à s’im-poser les plus dures privations pour gorger de richesses lessardanapales courounés qui pèsent sur l'humanité.
Quant aux débordements intérieurs du palais Quirinal ,nous les passerons sous silence ; d’autres écrivains dévoile-ront, quand le moment sera venu, les mystères de la vieintime du pape, l'origine de bétonnante fortune de Cajeta-nino, premier camérier, autrefois le barbier du cardinal Ca-pellari ; ils expliqueront l’excessive tendresse de sa Sajntetépour la belle Cajelanina et pour ses sept enfants, ils dirontles causes qui ont fait donner à celle-ci un appartement aupalais Quirinal , au même étage et de plain pied avec celui dupape. Nous nous contenterons d’indiquer qu’à Rome d’étran-ges bruits circulent à ce sujet; qu’on désigne ouvertementGi •égoire XVI comme le père des enfants de la Cajetanina;qu'on attribue à des accès de jalousie l’exil déguisé d’uncardinal nommé à la légation de Ravenne ; qu’on racontedans les éercles de la ville une anecdote relative à une jeune