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[XIX. S.]

CONSULAT.

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voix consultative. Vainement les républicains avaient faitleurs efforts pour limiter ou balancer les fonctions de cettemagistrature suprême : Bonaparte , à qui elle était dévolue,avait insisté dans les commissions pour qu’elle fût dotéede tous le^ittributs de la royauté, et avait fait prédominersa volonté. Bu reste, le premier usage qu’il fit de sa puis-sance lui attira les suffrages universels : au lieu de pousserla France à la guerre, ainsi que le commandait peut-êtrel’intérêt de son ambition, il entreprit d’arrêter l’effusion dusang, de faire taire les querelles intestines; il rappela lesémigrés, les proscrits de toutes les opinions; puis il écrivitau roi de la Grande-Bretagne pour lui demander la paix. Salettre était ainsi conçue : « Sire, appelé par le vœu de la na-tion française àoccuper la première magistrature de laRépu-blique, je crois convenable, en entrant en charge, d’en fairedirectement part à votre majesté. La guerre, qui depuis huitans ravage les quatre parties du monde, doit-elle être éter-nelle? N’est-il donc aucun moyen de s’entendre? Commentles deux nations les plus éclairées de l’Europe , puissantes etfortes, peuvent-elles sacrifier à des idées de vaine grandeurle bien du commerce, la prospérité intérieure, le bonheurdes familles? Comment ne sentent-elles pas que la paix estle premier des besoins comme la première des gloires ! Cessentiments ne peuvent pas être étrangers au cœur de votremajesté, qui gouverne une nation libre, et qui doit désirerde la rendre heureuse. Votre majesté ne verra dans cetteouverture que mon désir sincère de contribuer efficacementà la pacification générale par une démarche prompte, toutede confiance, et dégagée de ces formes qui, nécessaires peut-