HISTOIRE DES PAPES.
|XIX. S.|
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être pour déguiser Ja dépendance des états faibles, ne décè-lent dans les états forts que le désir mutuel de se tromper.La France , l’Angleterre, par l’abus de leurs forces, peuventlongtemps encore, pour le malheur de tous les peuples, enretarder l’épuisement; mais, j’ose le dire, le sdtt de toutesles nations civilisées est attaché à la fin d’une guerre qui em-brase le monde entier. » A ces nobles propositions, le roianglais répondit, par l’organe de son ministère, qu’il n’accé*derait point à la paix avant que la France fût rentrée dansles anciennes limites de son territoire, et eût consenti à sereplacer sous la domination des Bourbons.
Le premier consul s’empressa de porter à la connaissancede l’Europe la réponse de Georges III , pour mettre les na-tions à même d’apprécier la conduite des deux gouverne-ments , et la (it suivre de la proclamation suivante : « Fran-çais , les premiers vœux , les premières démarches de votregouvernement ont été pour la paix : le ministère anglais larepousse. Le roi de la Grande-Bretagne a dévoilé le secretde son horrible politique; la perfide Albion veut déchirer JaFrance, détruire sa marine et ses ports, l’effacer du tableaude l’Europe , ou l’abaisser au rang des puissances secondaires ;elle veut diviser toutes les nations du continent pour s’em-parer du commerce du monde entier et s’enrichir des dé-pouilles des peuples. Rien ne lui coûte pour arriver à ce but;elle répand l’or à pleines mains, elle prodigue les promesseset multiplie les intrigues. Mais ni l’or, ni les promesses, niles intrigues de l’Angleterre n’enchaîneront à ses vues lespuissances du continent; elles ont entendu le vœu de laFrance , elles connaissent la modération des principes qui