[XIX. S.)
CONSULAT.
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la dirigent; elles écoutent la voix de l’humanité et la voixplus puissante encore de leur intérêt. Si les rois balancent,le gouvernement, qui n’a pas craint d’offrir et de solliciterla paix, se souviendra que c’est à vous de la commander.Pour la commander, il faut de l’argent, du fer et des soldats.Que tous s’empressent de payer le tribut qu’ils doivent à la.défense commune! Que les jeunes citoyens se lèvent! Cen’est plus pour des factions, pour le choix des tyrans qu’ilsvont s’armer, c’est pour la garantie de ce qu’ils ont de pluscher ; c’est pour l’honneur de la France ; c’est pour les inté-rêts sacrés de l’humanité ; c’est pour le triomphe de la démo-cratie. A l’aspect de la nation entière réunie dans les mêmesintérêts et dans les mêmes vœux , n’en doutez pas, Français ,vous n’aurez plus d’ennemis sur le continent ! Que si quelquepuissance encore veut tenter le sort des combats et refuse lapaix, le premier consul se mettra à la tête des guerriersqu’il a plus d’une fois conduits à la victoire, et les ramènerasur ces champs de bataille encore pleins du souvenir de leursrécents exploits; mais il jure de ne combattre que pour laFrance et pour le repos du monde. »
Ces paroles sublimes excitèrent le plus grand enthou-siasme; une vaillante jeunesse répondit à son appel et ac-courut sous les drapeaux pour combattre la coalition desrois. Bonaparte prit aussitôt le commandement des troupes,franchit les cimes du mont Saint-Bernard, tomba sur lesarmées autrichiennes, les culbuta à Montebello, les atteignitencore dans la plaine de Marengo, où il remporta l’une desplus grandes victoires qui ait illustré les armes de la France .Cette dernière journée valut au premier consul la conquête