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HISTOIRE DES PAPES.
[XIX. S.]
voust, avec trente-deux mille Français , battait complètement
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soixante mille Prussiens commandés par le duc de Bruns-wick , qui lui-même trouva la mort sur le champ de bataille.Un mois après, toutes les provinces prussiennes situées endeçà de la Yistule étaient conquises. Napoléon offrit alors unarmistice à Frédéric-Guillaume III . Celui-ci refusa fièrementtout arrangement, comptant d’une part sur l’empereur deRussie, Alexandre I er , qui accourait à son secours avec unearmée formidable, de l’autre sur le cabinet de Londres , quilui avait donné l’assurance que l’Autriche était prête, à sonpremier signal, à attaquer les derrières de l’armée française;que l’Espagne , lassée de l’alliance avec l’Empire, n’attendaitqu un ordre pour entrer dans les rangs de la coalition; etque l’Allemagne tout entière allait se lever pour écraserNapoléon . Mais ces deux appuis lui manquèrent bientôt:l’empereur, dans un décret daté de Berlin , déclara les liesBritanniques en état de blocus, interdit tout commerce, toutecorrespondance avec elles, et défendit l’entrée des ports detous les pays alliés à leurs vaisseaux. Ensuite il marcha à larencontre des Russes, occupa Varsovie, fit capituler Torgau ,passa la Vistule , battit ses ennemis à Czarnovo, et livra lasanglante bataille d’Eylau, où quatre-vingt mille hommesdes meilleures troupes de l’autocrate furent taillés en piècespar soixante mille Français. Enfin, il enleva Dantzick etgagna la bataille de Friedland, qui amena le traité de Tilsitt,dont les bases furent arrêtées par Alexandre 1 er , par le roide Prusse et par Napoléon dans une entrevue qu’ils eurentsur le Niémen .
A la suite de ce traité de paix, l’empereur revint en Franee»