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X.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XIX. S.]

ayant proclamé que l’empereur Napoléon était le seul ob-stacle au rétablissement de la paix en Europe , l’empereurdéclare qu’il renonce, pour lui et ses héritiers, au trône deFrance et d’Italie , et qu’il n’est aucun sacrifice personnel,même celui de sa vie, qu’il ne soit prêt à faire à l’intérêt dela France. » Après quoi il songea à quitter Fontainebleau età se retirer à l’île d’Elbe , qui lui était assignée par la coali-tion pour sa résidence. Le 20 avril, jour fixé pour le départ,il réunit les débris de la garde impériale qui étaient restésfidèles à sa fortune, et leur adressa cette touchante allocu-tion : « Officiers, sous-officiers et soldats de la vieille garde,je vous fais mes adieux. Depuis vingt ans que je vous com-mande, je vous ai toujours trouvés sur le chemin de la gloire.Les puissances alliées ont soulevé toute l’Europe contre moi ;une partie de l’armée a trahi ses devoirs, et la France acédé à des intérêts particuliers.

» Avec vous et les braves qui me sont restés fidèles, j’au-rais pu entretenir la guerre civile pendant trois ans; maisla France eût été malheureuse, ce qui était contraire au butque je m’étais proposé. Je devais donc sacrifier mon intérêtpersonnel à son bonheur; ce que j’ai fait.

» Soyez fidèles au nouveau souverain; n’abandonnez pascette chère patrie trop longtemps malheureuse ! Ne plaignezpoint mon sort ; je serai toujours heureux quand je sauraique vous l’êtes.

» Je ne puis vous embrasser tous, mais j’embrasserai votregénéral.... » Il serra le général Petit dans ses bras, ensuite ilcontinua : « Qu’on m’apporte l’aigle !... » et pressant le dra-peau contre son cœur, il l’embrassa avec effusion... « Cher