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[XIX. S.J

EMPIRE FRANÇAIS.

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de s’engager sur la terre des braves. Enfin, sur les assurancesformelles données par le cabinet de Saint-James, que desmesures étaient prises pour arrêter l’élan national, et queplusieurs chefs du gouvernement français s’étaient vendus,ils se décidèrent à.pousser en avant. Les hordes étrangèreseffectuèrent simultanément leurs mouvements, et passèrent JeRhin en Suisse, en Allemagne et dans les Pays-Bas , pendantque Wellington attaquait le midi de la France avec unearmée anglaise forte de cent vingt mille hommes. Napoléon n’avait à opposer à ce déluge de barbares que soixante millesoldats d’infanterie et douze mille de cavalerie; cependant ilsoutint la lutte et commença la fameuse campagne de 1814,l’une des plus brillantes qu’il eût jamais faites. Peut-être,malgré la prodigieuse disproportion de ses forces, eût-il finipar triompher de ses ennemis, si la trahison n’était venue enaide aux alliés; mais l’or de la Grande-Bretagne avait pré-paré l’asservissement de la France; Fouché, Talleyrand ,Marmont et quelques autres infâmes, gorgés de richesses parl’empereur, avaient vendu leur patrie !

Après deux mois de marches, de contre-marches, de com-bats et de victoires, les ennemis pénétrèrent au cœur de l’em-pire, et Paris capitula ! !

Enfin les despotes étaient vengés, l’Angleterre triomphait;le grand peuple était abattu. Paris , la reine du monde, lamétropole de l’intelligence, le grand laboratoire de l’esprithumain, était au pouvoir de la barbarie ; les rois avaientvaincu Napoléon ! il ne restait plus au héros qu’à suivre sadestinée, qu’à céder aux événements ; il abdiqua et envoyaaux rois coalisés cet acte mémorable; « Les puissances alliées